Les ânes de Chaignay
. . . un diminutif bien sympathique !
On raconte qu'un paysan de Chaignay voulant envoyer son habillé de soies ad patres, en prévint le saigneur du village. Suivant la coutume, on se lève avant l'aube, on tue le ver, puis on va procéder à l'opération.
Quatre hommes se jettent sur la pauvre bête endormie, lui saisissent les membres, et le saigneur fait sa besogne

Mais le cochon ne crie pas. Tout à coup, l'un d'entre eux s'exclame :

-Compare, dit l'un, ton couchon, el a don farré ?

-Ha ! s'écrie le maître du logis, çà lai leurrôte que j'on saingnée !

Ayant trop tué le ver, ils s'étaient trompés de porte, et avaient mis l'ânesse à mort.
Diantre ! (ndlr)

(Mémoires de l'Académie de Dijon 1843-1844)
Propos recueillis par CLEMENT-JANIN en 1880

Depuis, le village organise chaque année en Septembre "la fête de l'âne" . Conjuguée avec un vide-greniers, elle nous permet d'accueillir des centaines de visiteurs, dont les plus jeunes peuvent silloner nos rues sur le dos de nos dociles et aimables montures
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LA CHANSON

Création et interprétation :

Charles MONTAGNON

LES SOBRIQUETS DES VILLAGES VOISINS