Phénomènes climatiques

wpd6fad159.jpg

DES ORAGES PARFOIS SPECTACULAIRES

Le 22 Juin 1861, un cyclone d'une force inconnue dans nos régions, a dévasté la partie Nord-Est du Département de la Côte d'or

Des centaines d'arbres centenaires furent arrachés. Dans la vallée de l'Ignon, des peupleraies entières furent dévastées. Des arbres d'ornement dans des propriété d'agrément furent déracinés.

Pire encore : la couverture en zinc du clocher de Diénay fut arrachée, et roulée jusqu'à Is sur Tille !

La couche de grêle atteignait plusieurs centimètres et des cultivateurs occupés aux champs, furent sérieusement blessés.
Le 30 juin 1861, le Conseil Municipal forme une commission destinée à secourir les victimes et à leur venir en aide

Le 29 Juin1897, nouveau cyclone d'une violence extrème avec beaucoup de grêle : on trouve des lièvres tués ! Récolte anéantie, la semence de céréales dut être achetée et rappelons que pas un seul agriculteur n'était assuré contre la grêle.
Petite consolation : la vaine pâture
(pâturage libre) est interdite jusqu'au 1er Aout dans les cultures pour permettre le glanage. Une grande quantité d'épis étant au sol

DES SECHERESSES OU DES INONDATIONS PARFOIS SEVERES

Durant l'année 1893, une sècheresse continue anéantit la plupart des récoltes. Les dernières pluies tombèrent vers le 12 Février, ensuite la sècheresse règna sans partage.
A Chaignay, les avoines semées de bonne heure levèrent toutes, les premiers semis d'orge faits dans des terres bien meubles levèrent en partie, ceux-ci faits dans des terres qui n'avaient été que déchaumées ne levèrent pas.
Au 15 Juin, un orage qui mouilla la terre de quelques centimètres de profondeur en fit lever une autre partie. Quelques betteraves levèrent également, le reste ne leva qu'en Septembre. Les orges qui levèrent en Juin furent récoltées en Octobre.
L'herbe sècha sur pied dans les paturages, l'on n'engrangea que quelques voitures de foin.
Les chevaux et les bovins étaient conduits chaque jour paître dans les bois. Beaucoup de veaux furent tués à leur naissance, les vaches d'une maigreur extrème n'avaient pas de lait pour les nourrir.

L'on vendengea au mois d'Aout, le vin assez riche en alcool ne se conserva pas, il manquait d'acidité. Les habitants manquant d'eau, chaque jour l'eau prise au puits de Chaugey était amenée au village dans des ballonges (à cette époque, les habitants ne possédaient pas de tonnes)

En Octobre, la municipalité dresse la liste des nécessiteux pour leurs bestiaux et des crédits sont distribués pour l'achat de fourrages.

La mare de Chaugey assèchée, est nettoyée par 9 ouvriers qui la débarassent de sa vase. 360 heures sont nécessaire.

Cette sècheresse aura également des conséquences sur 1894, les prairies artificielles (trèfles, etc…) n'ayant pas survécu. Les habitants demandent le droit de pâturage dans les bois communaux. Cette faveur sera accordée, mais au prix d'âpres discussions, dans les tailles de plus de deux ans seulement.

En 1910, c'est l'inverse, des inondation très destructrices, à Is sur Tille et à Lux, où les habitants ont dû vivre au premier étage ou dans les greniers pendant plusieurs semaines, ravitaillés par les militaires de Dijon. 70 cm d'eau dans la salle de café Garnier à Is/Tille !

wp0e55637d_1b.jpg
wp9a6063b4_1b.jpg
wp9a8a2192_1b.jpg
wp486d9806_1b.jpg
wpc0630fe8.png