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DES PROJETS . . .
avec suite ou sans suite !
LE TRAIN A VAPEUR
Le 7 novembre 1871, Monsieur Louis BORDET, rapporteur au Conseil Général, présente un projet de ligne entre Châtillon et Dijon avec à l’appui de son propos, des cartes indiquant le tracé et les nivellements
Les études sont développées en commission :
- par les vallées de l’ource et de la Tille : 92,5 km
- par les vallées de la Seine et de l’ignon : 101,5 km
- en ligne droite jusqu’à Villecomte-Chaignay et Dijon : 93 km.
Projet le plus court mais le plus couteux : 15.800.000 francs (sans doute en raison du relief). Il ne sera pas retenu, au profit de la ligne suivant la vallée de la Seine, puis l’ignon jusqu’à Is sur Tille, déja relié à Dijon porte-neuve.
Rien à regretter, ce réseau « secondaire » comme on l’a injustement dénommé, est aujourd’hui abandonné. De temps à autre, des projets « fumeux » voient le jour sur son tracé : vélo-rail, etc ...

LE TRAMWAY . : un projet sans suite .
En 1912, le Conseiller Général d'Is sur Tille, M.PERRIN, demande à notre Commune quels seraient les avantages d'un tramway reliant Lamargelle à Is sur Tille avec prolongation sur Messigny.
Il est répondu que dans l'intérêt général de la vallée de l'Ignon, ce projet ne peut être que bénéfique pour son économie en évitant notamment les transbordements de marchandises à Is sur Tille, dans un sens ou dans l'autre.
Il est rappelé que Chaignay produit annuellement 400 tonnes de céréales, 100 tonnes de pailles et fourrages, 300 bovins et 2000 moutons. Et quotidiennement, 300 litres de lait, plus des produits de basse-cour. La forêt serait concernée également par la vidange annuelle de 50 hectares

Quant aux besoins agricoles, pourraient transiter par cette ligne et par an: 200 tonnes d'engrais et 80 tonnes de tourteaux (aliment pour le bétail). Les besoins divers de marchandises sont évalués à 100 tonnes.

Les propriétaires des terrains concernés sont prêts à céder ceux-ci pour l'implantation de la voie et la Commune consentirait une aide de 20000 Francs à cette installation (amortissable par annuités de 800 Francs). Une souscription publique serait même lancée

Mais finalement, ce tacot, comme on l'avait surnommé, prit un chemin détourné. Dijon fut relié à Saint Seine l'abbaye, mais en passant par Val Suzon ...
…. OU AVEC SUITE : L'ELECTRICITE
Le 12 Janvier 1913, des propositions sont faites pour l'éclairage des rues. Celle-ci sont acceptées moyennant des frais de raccordement de 400 Francs et une redevance annuelle de 500 Francs. L'entrepreneur est à choisir par la Commune à son gré …

Les formalités de marché public ont bien changé depuis ….

Parallèlement, ou presque, avec l'électricité, le téléphone arrive en 1911 au Café POUFFIER, et en 1913, on demande aux Communes d'installer ce nouvel équipement, et à leurs frais, ...à la Gendarmerie d'Is sur Tille ! Cela permettra
une grande rapidité dans les communications !

A l'époque on n'imaginait pas le devenir de ces deux fils qui allaient tisser une immense toile d'araignée entre les hommes …

Le 2 Aout 1914, l'Allemagne déclarait la guerre à la France. La première guerre mondiale commençait et l'on allait s'apercevoir que ces deux inventions : l'électricité et le téléphone allaient être développés industriellement à Is sur Tille par l'armée américaine qui installa la plus grande base militaire continentale que l'on ait jamais vu, ravitaillée par les ports de Nantes et de Bordeaux. Is sur Tille ravitaillait ainsi plus d'un million d'hommes en vivres sur tous les champs de bataille de l'Est et du Nord Est.
L’INRAP sous la conduite de Monsieur Frédéric DEVEVEY a conduit en 2012 des fouilles qui ont permis de trouver des vestiges (métalliques principalement) et préciser l’organisation générale de ce camp gigantesque.

... en 1905., on aménage la place Saint Jacques après l'acquisition d'une maison à l'état de ruine et d'un jardin potager pour l'instituteur.
On crée également une bibliothèque populaire communale.

...ET UNE POSTE, qui sera créée en 1911
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